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L’échographie 3D

L’échographie tridimensionnelle (3D) s’installe progressivement dans les cabinets d’échographies anténatales. Elle existe depuis 20 ans, mais c’est au cours de ces dix dernières années que cette technique d’imagerie complémentaire de l’échographie classique s’est développée sous l’impulsion de quelques pionniers en imagerie fœtale.

Les images, visibles par le médecin ou les futurs parents, s’affichent sur le moniteur de l’appareil d’échographie dans une gamme de gris, du noir pour le liquide au blanc pour l’os. La technologie 3D ajoute à l’examen en temps réel du fœtus, la possibilité d’explorer ses organes en volumes. L’écho 3D a permis d’opérer une révolution douce de la pratique de l’échographie fœtale et gynécologique. L’appareil nécessaire est avant tout un bon échographe 2D, équipé de sondes particulières et d’un logiciel de traitement des informations volumiques.

Pour obtenir une image 3D, l’échographiste doit obligatoirement repérer en 2D la zone à explorer. Lorsqu’il passe en mode 3D, la sonde balaie d’ultrasons une zone définie de part et d’autre d’un plan de coupe sélectionné en 2D. Le faisceau n’est plus unidirectionnel comme dans l’échographie classique mais bidirectionnel, envoyant simultanément des ultrasons dans les plans horizontal et sagittal (vertical et antéro-postérieur)

En 3D, l’image n’est plus obtenue en temps réel, c’est une reconstruction mathématique du volume à distance du recueil des données, c’est pourquoi on ne voit pas bouger le fœtus.

Par ce biais, l’échographiste peut recueillir un volume dans lequel est enregistrée une succession de coupes échographiques 2D. Il peut examiner ensuite ces coupes 2D sans que la sonde d’échographie soit en marche. Cela permet, par exemple, de montrer le volume de la tête du fœtus, puis examiner le cerveau du bébé dans le volume obtenu et dans les 3 plans de l’espace .Cette technique permet ainsi d’avoir une idée objective du cerveau du bébé en vérifiant son anatomie sans que le bébé ne bouge ; à la différence de l’échographie 2D pour laquelle l’opérateur ne peut capturer que les coupes qui apparaissent à l’écran et ne peut revoir que les images qui ont défilé avec une vision plus subjective.

L’échographie 3D va plus loin, elle permet des reconstructions « 3D », mieux connues du grand public, en particulier de la face, des membres, du sexe fœtal. Le mode 3D utilisé est le mode surfacique. La vision échographique est alors très compréhensible par les parents. Ce mode a aussi un grand intérêt pour le médecin, en particulier en cas d’anomalie, car il va pouvoir mieux l’expliquer aux parents et au chirurgien qui prendra l’enfant en charge à la naissance. C’est dans un nombre important de pathologies une amélioration de la prise en charge avant la naissance.

L’échographie 3D en mode « maximum » permet un rendu des images du squelette comparable à celui d’une radiographie. Cette étude est très intéressante, en particulier, dans les anomalies de la colonne vertébrale, des membres, du crâne. L’échographie 3D permet une étude plus fine et plus précise dans ces cas là par rapport à l’échographie 2D, permettant de tourner autour des éléments du squelette et d’obtenir une vision des os selon des plans plus précis.